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En fait, tout a commencé au printemps 1906.
Le Paris Université Club voit le jour au Café Voltaire, place de l’Odéon et compte alors 55 membres qui portent Eugène Olivier – futur médaillé d’or à l’épée, aux Jeux Olympiques de Londres, en 1908 - à sa présidence. Il est décidé que les couleurs seraient « le blanc avec col et parements violets ». Le tout jeune club est porté sur les fonds baptismaux par quelques parrains prestigieux : Charles Péguy, Jean Giraudoux, Henri Alain-Fournier, Louis Pergaud ou Pierre Mac Orlan… Certains de ces illustres pucmen devaient disparaître dans la tourmente de la Première Guerre. Dans l’entre deux guerres, le PUC s’installe à la Porte Dorée, et sous l’impulsion de Jean Petitjean - athlète, rugbyman, water- poloïste et accessoirement… ingénieur chimiste – accueille en mai 1923, les 1er Jeux Mondiaux Universitaires : ainsi naissent les Universiades qui réuniront, tous les deux ans, plusieurs milliers d’étudiants dans une dizaine de disciplines sportives. Reconnu d’utilité publique en 1924, le PUC s’installe, en 1937, sur un terrain vague de 4 hectares que la Ville de Paris lui concède, boulevard Kellermann, dans le 13ème arrondissement, tout à côté de la Cité Universitaire. Et les fêtards « boulemicheurs » du PUC se retrouveront désormais sur l’emplacement de l’ancien bastion 85 des célèbres « fortifs’», reconverti en stade grâce au recteur Sébastien Charléty. Le président Chailley- Bert devait obtenir du recteur Charléty qu’il consentît à donner son nom au stade qui allait naître le 18 juillet 1938... Désormais le PUC et Charléty vivent une histoire commune, ponctuée d’événements prestigieux ou d’incidents ubuesques ! Le stade croît peu à peu. En 1942, la superficie du stade est portée à plus de 80 000 m² et en 1944, après que le stade Charléty – Porte de Gentilly – eut été la toute première parcelle de territoire parisien libérée par un détachement de la 2ème DB, l’Université de Paris confie au PUC la gestion du stade. Progressivement quelques gradins de bois sont disposés autour de la pelouse et, grâce à l’ingéniosité du pucman-dentiste Guy Favaron, un baraquement hétéroclite fait office de …buvette. Les grandes heures du Club House de Charléty débutent dans une sorte d’abri de jardin ! Des vestiaires sont bientôt ajoutés aux installations sportives, un gymnase est aménagé sous les tribunes du terrain d’honneur, des courts de tennis sont construits, tandis que le Club-House s’inscrit dans le « dur », sous la forme d’un étrange blockhaus qui surplombe le terrain d’honneur. Enfin… l’entrée du stade est parée de deux groupes monumentaux, dus au sculpteur Gibert, les « Charlots » et les « Charlottes », dont les formes avantageuses rendent les Pucistes perplexes et goguenards ! De ces années 50 à l’an 89, le stade Charléty vit au rythme des événements qu’y concocte le PUC. Meetings d’athlétisme, tournois de tennis et de volley, rencontres de rugby et Tournoi de Rugby à 7, accueillent quelques très grands noms du monde sportif. |
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